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Cuisine

Cliquez sur les fleurs pour découvrir les formes que peuvent prendre les symptômes de l’Alzheimer et des maladies apparentées dans le contexte de la cuisine.

Pour une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, les chiffres peuvent devenir une source de confusion. Elle peut avoir de la difficulté à lire l’heure ou ne pas avoir la notion du temps qui passe.

Tip: Si vous observez cet état chez une personne, rappelez-lui gentiment les moments spécifiques de la journée, comme le déjeuner, le dîner ou le souper. Vous l’aiderez ainsi à mieux organiser sa journée et à avoir une meilleure notion du temps.

Dans les premiers stades de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, certaines personnes éprouvent de la difficulté à faire des tâches courantes, comme préparer le café. Elles peuvent oublier de mettre l’eau ou le café, ou encore de mettre l’appareil en marche.

Tip: Aidez-les à continuer à accomplir cette tâche en les guidant tout au long du processus.

Une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée a tendance à perdre les choses ou à les ranger dans des endroits inappropriés.

Tip: Si vous constatez ce genre de situation, ne les soulignez pas à la personne. Par contre, portez-y attention et aidez discrètement la personne. Le rangement de l’épicerie ou de la vaisselle peut devenir une activité que vous faites ensemble.

Une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée peut oublier des choses aussi routinières que d’éteindre le feu de la cuisinière ou avoir du mal à savoir si le feu est allumé ou éteint en raison de la couleur ou des contrastes de l’appareil. Ces symptômes peuvent devenir un danger pour la personne elle-même et pour son entourage.

Tip: Posez une petite note de rappel du genre « Le feu est éteint ? » sur la cuisinière ou sur le cadre de la porte de la cuisine.

Restaurant

Pour en savoir plus, cliquez sur les fleurs.

Une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée peut se sentir dépassée devant les nombreux choix d’un menu, au point d’avoir du mal à reconnaître les plats et à commander.

Tip: Si vous voyez que la personne a de la difficulté à choisir, demandez-lui sur le ton de la conversation ce qu’elle aimerait manger ou suggérez-lui des plats. Vous l’aiderez sans l’embarrasser.

Une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée peut avoir de la difficulté à effectuer des opérations financières toutes simples, comme payer comptant à la caisse. Ce genre de situation affecte grandement son sentiment d’autonomie.

Tip: Si une personne de votre entourage est confrontée à ce problème, encouragez-la gentiment à payer avec une carte de crédit. Vous pouvez aussi offrir de régler vous-même l’addition.

La musique et le bruit ambiant font partie des plaisirs du restaurant. Pour une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, ces sons peuvent devenir perturbants, au point de ne plus vouloir fréquenter ses endroits préférés.

Tip: Accompagnez la personne. Votre présence et votre conversation la rassureront. Si le malaise persiste, vous pouvez suggérer un endroit plus tranquille ou demander que l’on baisse la musique. En expliquant la situation, vous contribuerez à sensibiliser le personnel à la maladie.

Bureau

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L’éclairage dans les bureaux est généralement plus intense qu’à la maison. Or, une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée peut développer une sensibilité accrue à la lumière vive.

Tip: Explorez avec la personne des formes d’éclairage qui lui conviennent mieux.

Nous sommes nombreux à utiliser des notes et des aide-mémoire électroniques pour nous souvenir des choses importantes. Une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée risque de manquer des rendez-vous malgré le recours à des aide-mémoire, ce qui suscite chez elle un sentiment de frustration.

Tip: Si vous notez ce genre de problème chez une personne, faites-lui savoir que vous pouvez lui donner un coup de main. Si vous avez une réunion, vous pouvez par exemple passer par son bureau et vous y rendre ensemble.

Des tâches aussi routinières que l’utilisation du téléphone ou le transfert d’appels peuvent devenir difficiles pour une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Les téléphones cellulaires se révèlent particulièrement problématiques, même s’il existe des applis spéciales pour les personnes aux prises avec la maladie.

Tip: Faites en sorte que la personne puisse utiliser un téléphone fixe. Les téléphones fixes sont plus simples et évitent que la personne ne soit distraite par les multiples caractéristiques parfois complexes des téléphones cellulaires.

Une personne qui développe l’Alzheimer ou une maladie apparentée peut être déconcentrée par le niveau sonore normal causé par les conversations ou le travail des collègues.

Tip: Si vous remarquez ce genre de problème chez un collègue, parlez-lui en privé afin de lui faire savoir que vous êtes là s’il a besoin d’aide. Vous pouvez aussi demander à vos autres collègues de faire attention lorsqu’ils se trouvent à proximité de la personne atteinte.

Au volant

Pour en savoir plus sur ces signes, cliquez sur les fleurs.

Au volant, une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée peut avoir du mal à décoder assez rapidement l’information sur les panneaux routiers. Elle risque de se sentir perdue et d’ignorer les limites de vitesse ou autres indications importantes.

Tip: Vous pouvez aider la personne en créant un environnement calme exempt de distractions comme la radio. Vous pouvez aussi, sur le ton de la conversation, commenter les panneaux routiers afin que la personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée parvienne à les décoder à temps.

Certaines personnes atteintes de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée ont beaucoup plus de difficulté à évaluer les distances et à cerner les relations spatiales.

Tip: Recommandez à la personne de ne pas essayer de stationner dans des emplacements serrés. Vous pouvez aussi lui proposer de sortir de la voiture pour la guider.

Une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée éprouve parfois des difficultés à effectuer des trajets simples qu’elle a souvent faits. Elle risque ainsi de se perdre beaucoup plus fréquemment.

Tip: Offrez de l’accompagner et servez de navigateur. Faites preuve de subtilité, en posant par exemple des questions qui servent d’indices : « C’est ici que tu tournes habituellement, n’est-ce pas ? »

Transport En Commun

Pour savoir comment se manifestent les premiers symptômes de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée dans ce contexte, cliquez sur les fleurs.

Une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée risque de se tromper d’autobus ou de ne pas descendre au bon arrêt. Même si le trajet lui est familier, elle peut confondre le numéro de l’autobus et le nom des rues.

Tip: Si une personne vous semble dans un état de confusion, demandez-lui où elle va et aidez-la à prendre le bon autobus.

Certaines personnes atteintes de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée ont du mal à lire l’heure ou n’ont pas la notion du temps qui passe, ce qui complique l’utilisation des transports en commun.

Tip: Si une personne de votre entourage atteinte de la maladie doit prendre les transports en commun, essayez de l’accompagner. Dans une station, si une personne vous semble perdue, offrez-lui de l’aide.

Les personnes atteintes de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée peuvent se sentir désorientées, même dans des lieux familiers. Elles peuvent aussi avoir de la difficulté à monter dans l’autobus ou à en descendre ou à emprunter les marches de la station.

Tip: Si une personne vous semble perdue ou a du mal dans les escaliers, offrez-lui votre bras.

Les personnes atteintes de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée ont souvent du mal à déterminer un trajet sur un plan.

Tip: Si une personne de votre entourage doit prendre les transports en commun, assurez-vous qu’elle connaisse bien le trajet. Utilisez au besoin des aide-mémoire électroniques ou sur papier. Si une personne semble perdue devant un plan, offrez-lui de l’aide.

L’Alzheimer et les maladies apparentées 101

2 personnes sur 3 connaissent quelqu’un qui a une maladie cognitive.

Plus vous en saurez sur les maladies cognitives, plus vous serez en mesure d’aider les personnes atteintes à vivre mieux.

Renseignez-vous sur la maladie cognitive, sur ses symptômes, sur la façon de communiquer avec une personne atteinte, etc.

Que sont l’Alzheimer et les maladies apparentées ?

L’Alzheimer et les maladies apparentées se caractérisent par un ensemble de symptômes causés par des troubles qui affectent le cerveau. Elles ne font pas partie du processus normal de vieillissement.

Parmi ces symptômes, on retrouve :

  • Les pertes de mémoire
  • Le jugement amoindri
  • Les changements d’humeur et de comportement
  • Les difficultés de langage
  • Les difficultés à exécuter des tâches quotidiennes

L’Alzheimer et les maladies apparentées sont des formes de maladies cognitives. Les maladies apparentées comprennent notamment la maladie à corps de Lewy, les dégénérescences fronto-temporales, la maladie de Creutzfeldt-Jakob, la maladie de Parkinson et la maladie de Huntington.

Si vous remarquez des signes précurseurs de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, il est important de consulter rapidement un médecin.

L’Alzheimer et les maladies apparentées : mythes et réalité

De nombreux mythes et peurs entourent l’Alzheimer et les maladies apparentées. Au fait de la réalité, vous serez en mesure de mieux aider les personnes, de plus en plus nombreuses, qui en sont atteintes.

  1. Mythe : L’Alzheimer et les maladies apparentées sont héréditaires.
    Réalité : La génétique peut jouer un rôle dans l’Alzheimer et les maladies apparentées, mais chez la plupart des gens, il n’y a pas de lien génétique évident. 
  1. Mythe : L’Alzheimer et les maladies apparentées n’affectent que les personnes plus âgées.
    Réalité : La plupart des personnes atteintes de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée ont plus de 65 ans. Toutefois, un petit nombre d’entre elles développent la maladie dans la quarantaine ou la cinquantaine.
  1. Mythe : On peut guérir l’Alzheimer et les maladies apparentées
    Réalité : Certaines maladies cognitives sont réversibles. Toutefois, plusieurs, comme l’Alzheimer, restent toujours incurables. Renseignez-vous sur la recherche sur l’Alzheimer et les maladies apparentées.
  1. Mythe : Les pertes de mémoire sont le signe que vous êtes atteint de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée.
    Réalité : Les pertes de mémoire ne sont pas toujours le premier symptôme de l’Alzheimer et des maladies apparentées. Par contre, si les pertes de mémoire affectent votre quotidien ou si vous constatez des changements dans votre humeur, votre comportement ou vos habiletés, vous devriez consulter votre médecin.
  1. Mythe : On peut prévenir l’Alzheimer et les maladies apparentées.
    Réalité : On ne peut pas prévenir la maladie d’Alzheimer. Par contre, plus de 50 % des maladies apparentées sont liées à des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et autres maladies cardiovasculaires. En fait, ce qui est bon pour le cœur est bon pour la tête : vous pouvez réduire les risques d’AVC et de maladies cardiovasculaires grâce à l’activité physique, à une saine alimentation, au contrôle de la tension artérielle et à une vie sociale active.
  1. Mythe : La vie se termine avec un diagnostic d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée.
    Réalité : De nombreuses personnes mènent une vie active et intéressante pendant plusieurs années après le diagnostic.
  1. Mythe : Toutes les personnes atteintes de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée deviennent violentes et agressives.
    Réalité : L’Alzheimer et les maladies apparentées affectent chaque personne différemment. Toutes ne deviennent pas agressives. Les pertes de mémoire et l’incapacité à comprendre ce qui se passe peuvent amener certaines personnes à exprimer ainsi leur frustration. C’est pourquoi il est important d’assurer à la personne atteinte un environnement calme et agréable.
  1. Mythe : Les personnes atteintes de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée ne comprennent pas ce qui se passe autour d’elles.
    Réalité : La situation n’est pas la même pour tous. Même si la capacité de s’exprimer verbalement diminue, il est important de maintenir la communication avec la personne par d’autres moyens, le toucher ou la musique par exemple.

Reconnaître les signes de l’Alzheimer et des maladies apparentées

Même si le diagnostic relève de la compétence des médecins, certains signes peuvent nous permettre de reconnaître si un proche est atteint de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Voici quelques-uns de ces signes :

Signes non verbaux :

  • Rester immobile et regarder autour de soi pendant une longue période
  • Faire les cent pas
  • Porter des vêtements inadéquats pour le temps

Signes verbaux : 

  • Difficulté à trouver ses mots
  • Créer de nouveaux mots
  • Répéter un même mot ou une même phrase
  • Avoir de la difficulté à organiser les mots pour former des phrases logiques
  • Répéter sans arrêt la même question
  • Utiliser des jurons ou un langage grossier
  • Retourner à sa langue première
  • Parler moins que d’habitude ou rester silencieux

Pour en savoir plus sur les signes de la maladie, consultez le site la page http://findingyourwayontario.ca/fr/category/resources-french/

Communiquer avec une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée

Essayez de parler de façon naturelle, tout en surveillant les indices que la personne a du mal à suivre la conversation. Le cas échéant, demandez-lui comment vous pouvez simplifier les choses. Si la personne ne semble pas vous comprendre, voici quelques approches à adopter :

  • Parlez lentement et calmement
  • Utilisez des phrases simples et courtes
  • Posez des questions auxquelles on peut répondre par « oui » ou « non »
  • Laissez à la personne le temps nécessaire pour répondre
  • Écoutez attentivement et faites attention à la communication non verbale

Enfin, joignez le geste à la parole pour l’aider à bien comprendre ce que vous dites. Par exemple, allez chercher son manteau et montrez-lui la sortie.

Interagir avec une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée

Restez naturel, mais suivez ces conseils lorsque vous communiquez avec une personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée :

  • Abordez toujours la personne de face, de façon à ne pas la surprendre
  • Ne vous approchez pas trop et ne vous penchez pas sur elle pour lui parler
  • Identifiez-vous et expliquez pourquoi vous l’abordez
  • Regardez-la bien dans les yeux
  • Évitez de la corriger ou de la confronter
  • Limitez-vous à des activités et à des directives simples
  • Prenez garde à votre langage corporel
  • Concentrez-vous sur les forces de la personne plutôt que sur ses faiblesses
  • Encouragez la personne
  • Faites preuve de souplesse

Une personne ne se réduit pas à sa maladie

Chaque personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée est avant tout un individu avec ses valeurs, son vécu et sa personnalité.

Plus vous vous informerez sur l’Alzheimer et les maladies apparentées, plus vous serez en mesure de communiquer avec une personne qui en est atteinte de manière positive et respectueuse. Les personnes atteintes ne sont pas différentes de nous : leur qualité de vie dépend grandement des relations qu’elles entretiennent avec les autres.

Le plus important, c’est le maintien d’une communication solide.

Le lien qui suit vous aidera à comprendre le comportement de la personne atteinte de l’Alzheimer ou d’une maladie apparentée :

http://www.alzheimer.ca/fr/Living-with-dementia/Understanding-behaviour